Ellora et Ajanta

1 06 2008

Hello World

J’ai donc une semaine de retard sur l’exposé de mon week-end, mais c’est parce que j’ai eu bien des mésaventures…

Le week-end dernier, Ellora et Ajanta étaient au programme, et, il faut admettre que ces deux sites sont tout de même très impressionnants, même si pas particulièrement photogéniques.

Départ à 6h30, samedi matin, chaussés et sac-à-dossés comme il se doit, hop, six heures de bus nous attendent jusqu’à Aurangabad, à 220 km au nord est de Pune.

De là, nous rejoindrons Ellora le samedi, puis Ajanta le dimanche, avant de repartir, cahin-caha, à dos de bus non climatisé et aux amortisseurs plutôt défaillants, vers notre chère ville de Pune.

Mais qui ça « nous » ? Nous, ce sont Kama, Nedine, Stéphane et moi ; gaillard, intrépide et multinational quatuor.

Nedine est une très jolie sud-africaine, dont le charme n’a d’égal que la finesse, qui vient d’achever sa maîtrise de lettres, et se met à l’écriture. Elle a dans sa chambre (initialement au dessus de son lit) une sculpture castratrice au possible, une femme étêtée en papier mâché, aux bras et jambes en croix, avec des pics acérés à la place du sexe…

Stéphane est un ami mauricien de Kama, venu lui rendre visite pour quelques jours.

Reprenons.

Ellora, à 30km d’Aurangabad, rassemble une trentaine de grottes-temples bouddhistes, jaïns et hindu construits entre les 8ème et 12ème siècles, ainsi que le temple Kailasanatha, le plus grand monolithe du monde, taillé dans la pierre sur le flan de la colline durant plus d’un siècle. L’architecture est tout simplement bluffante.

Après Ellora, en fin de journée, nous avons entrepris l’épuisante escalade du château de Daulatabad. C’est un énorme monticule entouré de remparts, auquel les fortifications constituées au fil du temps et des prises successives donnent un air réellement impressionnant. Et l’ascension n’en finissait pas de finir… peut-être que l’idée (un peu gamine, j’avoue) (bon, ok, c’était mon idée) de grimper les escaliers quatre à quatre alors qu’il restait quinze minutes de marche n’était pas des plus brillantes, mais après tout… je ne savais pas qu’il restait autant de marches. Au final, goût de sang dans la gorge et gourdes vides, les deux non fumeurs arrivèrent on the top of the hill, suants et haletants, après avoir abandonné lâchement mais sûrement Nedine et Stéphane à mi parcours. De retour en bas, nous pûmes apprécier nos deux sirops de sucre de canne juste pressée chacun, avant de nous en retourner à Aurangabad pour la soirée.

Le lendemain, rebelote. Le site d’Ajanta est situé à 100km de taxi au nord est d’Aurangabad (soit trois heures de route).

Cette fois, une vingtaine de grottes-temples bouddhistes, dont certains primitifs, datent du IIème siècle avJC. On les reconnaît car le Bouddha n’y est pas représenté, au centre du temple trône une espèce de grosse boule.

Les caves de la vallée d’Ajanta sont plus impressionnantes que celles d’Ellora, me semble-t-il. On peut y admirer de nombreuses fresques, plutôt bien conservées.

Au centre, le Bouddha apparaît au fil des siècles, tout d’abord sous la grosse boule, puis tout seul, au fond de la salle principale, assis en tailleur, comptant les huit étapes de l’existence.

Puis, il fallu repartir, jusqu’à Aurangabad tout d’abord, puis jusqu’à Pune… et ce ne fut pas une mince affaire…

Enfin, je crois qu’on s’est tous bien amusés, et qu’on a vu du pays, dont de fort jolies choses.

Les chiffres du week-end :

- 21, comme vingt et une heures de transports (roughly) sur deux jours.

- 25, comme 250/10, le ratio du prix que moi, blanc, j’ai du payer pour visiter Ajanta, par rapport à chacun de mes camarades, qui, bien qu’il fussent tout aussi indiens que moi, surent être plus convaincants en terme de couleur de peau.

- 200 Rs. Comme le prix d’un voyage en bus non climatisé (et non amorti) de 220 km entre Aurangabad et Pune. Comptez sept bonnes heures ; sans supplément, l’arrêt dans les stations service indiennes dont l’hygiène des toilettes n’avait d’égal que ce que m’inspirait la nourriture qu’on pouvait y acheter.

- 70, comme le nombre de décibels du film de Bollywood dans le bus du retour. Conseil d’ami : never forget the earplugs during a journey in India !

- 10, comme le nombre moyen de personnes par famille indienne se déplaçant à Ajanta et Ellora durant les week-ends.

Sinon, dans la catégorie « il fait bon être en Inde », et en guise d’explication de ce retard, je me suis choppé une petite intoxication alimentaire qui m’a très légèrement anéanti durant quelques jours – mais ça va mieux.

Sur le blog de Kama, un excellent article ici sur ce voyage (en anglais).


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Une réponse

3 06 2008
Cécile

Et voila… tu as enfin découvert ces deux sites sympathiques et impressionnant! Par contre ma préférence à moi va nettement à Ellora plutot qu’à Ajanta… plus impressionnée par le temple escavé que les fresques à priori…
Retour tout aussi cahotique que le tien… il semble qu’il soit plus facile d’y arriver que d’en repartir!

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